Samedi 2 Juin 2007
Atelier 7 - Brigitte
Par e-atelierecriture, Samedi 2 Juin 2007 à 19:30 GMT+2 dans atelier 7
Samedi 2 Juin 2007
Par e-atelierecriture, Samedi 2 Juin 2007 à 19:30 GMT+2 dans atelier 7
Par e-atelierecriture, Samedi 2 Juin 2007 à 19:25 GMT+2 dans atelier 7
Lundi 28 Mai 2007
Par Claire, Lundi 28 Mai 2007 à 10:48 GMT+2 dans atelier 7
Fatigue, orage, ennui, arrivé ruisselant dans une salle vide, la péniche tangue, les amours passent...Les voilà enfin, la joie des amis retrouvés, les bouts d'amertume et de bonheur qu'on partage, et puis direction la scène ! Sam saisit la basse, Léo - magnifique dans sa robe rouge- le micro, le concert commence...C'est pas mal, très doux, effluves de pancakes à la banane et nostalgie des amis perdus, morts à la guerre, celle d'Irak, vous savez. Léo est américaine, Sam australien. « Ce morceau, je l'ai écrit à l'annonce de la nouvelle de la mort d'un ami au Moyen-Orient... » C'est bizarre, d'habitude il parle mieux français...
Aussi passent les chansons sur la Seine et le bateau se remplit petit à petit. Partir ? Oui, peut-être...Trop tard, happé par un autre groupe, échanges, rires. Puis c'est décidé, on y va. Attendez, je récupère mes affaires. Message reçu sur le portable d'une ex qui se souvient aujourd'hui de nous : « Qu'est-ce que tu fais ? On peut se voir là ? ». Oh, basta ! Hop, une bise à Elias en passant, bébé groggy dans les bras de son papa Jack: "- Vieux frère, comment vas-tu? - Bien, et toi, mon grand? - La banane, mais où est ta douce?"
« Mais là! » Non, yes, demi-tour et qui, là, devant moi : Dan -la femme de Jack- ! Et l'on repart, retrouvailles, et bientôt, c'est sûr, départ imminent des voyageurs...Mais l'open bar ouvre dans cinq minutes. Qu'est-ce que tu prends ? Une vodka, et puis... une blonde devant moi - jolie au demeurant...
Mais t'es qui toi, déjà ? Tu serais pas le frère d'une grande sœur ? Et toi, pas la cousine d'un tel ? Ou l'amie d'un ami ? Tu ne vas pas là ? Ou là ? Dehors, la pluie s'est arrêté, la terrasse s'ouvre à nous.
Ca y est, point commun enfin localisé avec la « t'es qui toi ? », école commune ! Place alors à la doucereuse connivence des ragots partagés sur les mêmes gens qu'on connait. Désormais, jouons au « qui est devenu quoi » ! On n'aurait pas dû...
Tu te rappelles de Mélodie ? Oui, bien sûr, la plus talentueuse d'entre nous ! Merde...Quoi ? Elle est morte, écrasée par un train, juste le temps de jeter son bébé qu'elle avait dans les bras, elle a glissé...Ronan est seul maintenant avec le bébé...
Mélodie brillante, belle, gracieuse, précoce, très précoce, indépendante...Goût de métal dans la bouche et non, pas envie de partir dans le mélo ou dans l'hommage mortuaire, pas ça, merde ! Blanc, tête chamboulée, bébé fort survivant. L'autre qui nous parle continue son numéro. Et si l'on partait, oui vraiment, pour de vrai ?
Sortie de Seine, plongée dans le métro aérien, gouttes de pluie écrasées sur les vitres, le foule retenue par les agents de la RATP, moiteur et grillons grillés sur les rails...Escalier électrique qui nous fait remonter des 30 mètres de profondeur sous la terre et là, incroyable, coïncidence, petit miracle, c'est petite sœur qui descend de l'autre côté. Regards échangés, reconnaissance, accord pour savoir lequel des deux remonte ou descend, et je peux dormir chez toi ? Oui, bien sûr, viens !
Confession expresse de la triste nouvelle, compassion, consolation, partage, on décharge les cargos de chagrin noir, on s'allume une clope, pause, et puis, non, finalement je vais rentrer chez moi...Oui, je comprends, t'inquiète, je vais bien, merci...
Et puis, la nuit.
Jeudi 10 Mai 2007
Par Claire, Jeudi 10 Mai 2007 à 14:14 GMT+2 dans atelier 7
- On part?
- On part.
Maud ne pose pas de question, elle est prête. On interrompt les contacts, on ferme, on boucle, on roule, on disparaît, passage de la frontière, pluie et soleil, ouverture de la maison, respire, maintenant, respire. Ecoute, regarde, sens, touche, bois, respire. Je saurai plus tard où aller. Je te dirai.
On va dormir beaucoup, c'est nécessaire. Dormir et encore dormir, c'est la meilleure façon de leur échapper, et le plus possible d'un sommeil sans rêves.Car ils s'infiltrent aussi dans vos rêves, ils vous parasitent, vous tordent, vous imposent leurs voix. Bribes chuchotées, martelées, conneries, éclats, obscénités, refus, reproches, arrestations, interdictions, ordres. Impossible de les faire taire, le silence serait pour eux un poison. Ils se défendent, vous bousculent, vous attaquent, vous cognent. Vous vous croyez seul, mon oeil. Votre chambre est remplie d'échos, les caméras sont là, les murs craquent, votre lit est électrique, la vermine monte dans les rideaux. "Ici!" "Là!" "Vous!" "Toi!" Drôle de banlieue sans fin, drôle de trame.
-Tu es fou?
- Un peu.
Maud pense qu'on vit un roman que j'invente, elle me suit, elle me croit. Tout a commencé par son obstination et sa gentillesse. Au début méfiance, qu'est-ce qu'elle veut celle-là, l'étudiante, bon, oui, d'accord, jeune, brune, jolie, ronde, gracieuse, danseuse, regard noir amusé profond, mélodie, harmonie, la raison même. Les cinglées, merci, j'en ai eu ma claque. En insistant un peu, on finit d'ailleurs par s'apercevoir qu'elles le sont toutes. Ca peut mettre longtemps à se dévoiler, mais ça vient. Les visages se creusent ou s'affaissent, les masques tombent, la grimace d'argent apparaît, les sourires à reproduction s'enfoncent, les yeux égarés virent au fixe. Les types, nounours plus ou moins pervers, ignorent que la grande folie passe à ce moment-là sur eux, la vraie, celle de toujours, grottes, cryptes, couvents, maternités, crèches, écoles, liftings, cliniques, hôpitaux, banques..... »
Dimanche 29 Avril 2007
Par Brigitte, Dimanche 29 Avril 2007 à 22:04 GMT+2 dans atelier 7
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