Atelier 9 - second essai Sophie

Voilà finalement ça m'a pris moins d'une semaine, et je pense bien plus répondre à la consigne avec ce texte.
 

Il y avait un fond, avant, dans ce jardin. L'allée qui y menait était droite depuis la petite cours basse et vers la fin, soudainement bifurquait vers la gauche afin d'éviter un pêcher, planté là, avant de longer les assemblages de grillages qui composaient la devanture droite du poulailler. Il était grand ce poulailler, offrant le luxe d'une mezzanine pour les poules qui allaient y pondre et dormir en paix. Un manche de balai faisait y office de perchoir et une vieille porte en bois en tapissait le fond.

Devant l'entrée, adossée à un poteau de bois, se tenait cette autre porte. Elle avait en son centre une mosaïque de verre aux couleurs très vives, dont le bleu, le violet et le fuchsia étaient prédominantes.

Les poules picoraient ici et là les grains de blés perdus, grattant de temps à autre le fumier et dégotant le gros lot d'un vers de terre. Il y avait ces deux mêmes arbres de part et d'autre du poulailler, très grands, et les deux seuls non fruitiers du jardin. Ils gardaient toujours cette partie du jardin ombragée et laissaient tomber en automne des sortes de cônes crème oblongs.

La balançoire était caduque, car trois de ses pieds reposaient sur le béton de l'allée et un s'enfonçait dans la terre. Elle était vieille la balançoire verte et rouille, elle avait bien besoin d'être repeinte afin de briller comme ses consœurs du quartier. Mais personne ne la voyait, car bien que la route de gravier brique, déjà avancée de part et d'autre du poulailler et de la balançoire, offrant une vue jusqu'au stade d'un coté, et jusqu'à chez la boulangère de l'autre, ne permettait en rien à ceux qui s'y aventuraient de voir ce qui se passait ici, grâce à la clôture en palettes de bois légèrement espacées qui protégeait l'intimité de ce jardin.

Un énorme hortensia aux fleurs roses poussait à gauche de l'allée, avant la balançoire, dans une terre noire et riche. C'était la seule plante à fleur du fond du jardin.

De l'autre coté, contre la clôture de droite s'entremêlaient les branches des groseilles noires et rouges, lieu favoris des araignées pour y tisser leur toile avec les coins supérieurs de la balançoire. Elles étaient toujours grosse et repoussantes les araignées du fond du jardin, comme celles de la maisonnette en bois, jamais vraiment finie.

La maisonnette a survécue, recovertie en poulailler d'apoint pendant un temps. Quant au fond du jardin, il n'est plus, à la place, les graviers rouges ont tout envahi.

 

 

 

Vos commentaires

1 Le Mardi 11 Decembre 2007 à 23:05 GMT+2, par brigitte

Quelques remarques de forme :
-La "cour" et non la "cours"
-La devanture droite du poulailler. La devanture se dit plus d'un magasin. J'aurais plutôt dit la partie droite de la façade.
A moins que tu aies voulu avec ce terme faire de l'ironie?
-Un manche à balai et non un manche de balai.
-Le gros lot d'un vers de terre me semble n peu lours. Je diraile gros lot : un ver de terre.
-La balançoire était caduque. Je ne comprends pas ce terme. Est-ce que tu veux dire que la balançoire était bancale?
- Verte et rouille (la couleur) ou bien verte et rouillée (l'état)?
- La route de gravier? Est-ce dans la jardin ou à l'extérieur du jardin? Est-ce vraiment une route ou bie une allée de jardin?
- les branches des groseilles. Les branches des groseillers ?

On sent que ce jardin, le narrateur le connait par coeur qu'il l'a arpenté dans tous les sens, qu'il y a passé de longs moments. Il est touchant par sa simplicité et par la charge affective qu'il porte. Il y a des descriptions qui mériteraient d'être encore plus accentuées : les poules d'autrefois, les arbres etc. C'est le souvenir d'enfance dans toute sa splendeur. Le temps passé et ses dégats sont vraiment bien rendus. Je ne vois plus rien a ajouter car en tant que souvenir la subjectivité est très présente.

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