Textes pour atelier 2 - Sophie
Il faisait noir, et la ville comme la nature semblaient mortes.
Il faisait noir, et la lune régnait encore du haut de son univers sombre.
Il faisait si noir, que même les oiseaux dormaient encore.
Il faisait noir, et tout était froid en dehors de ma couette qui m'embrassait.
Il faisait noir, et l’heure sur mon réveil était phosphorescente.
Il faisait tellement noir que je ne pouvais rien discerner par la fenêtre.
Il faisait noir, et je pensais à ceux qui étaient encore en train de rêver.
Il faisait noir, et le vent au dehors me suggérait de me rendormir.
Il faisait noir et mes rêves inachevés me priaient de les laisser reprendre leur cours.
Il faisait noir, et mes yeux ne voulaient pas s’ouvrir sans la lumière du jour.
Il faisait noir, comme la café qui va essayer de me réconforter.
Il faisait encore noir, et je devais me lever pour aller travailler.
Le moment tant attendu se rapprochait. Il marcha encore (et), s’arrêta juste avant, haletant, et
regarda devant lui. L’horizon ne lui avait
jamais semblé si lointain. Il eut l’impression
de le voir légèrement arrondi et une sensation indéfinissable lui parcourut alors le corps du bout des orteils jusqu’à la tête,
provoquant un déclic dans son esprit qui commença à produire des pensées et des
sensations inédites en abondance. Je trouve cette
phrase un peu trop longue : la couper ? Ou changer la formulation ?
Il pensa qu’il était si petit devant cette immensité, si laid comparé à cette beauté, si fragile et si faible comparé à cette
force et cette massivité, si seul face à tous ceux qui se trouvaient en
contrebas, mais si heureux de l’avoir fait et si puissant du haut de son roc.
Le vent jaloux soufflait de plus bel, lui rougissant les joues ainsi que le
bout de son nez mais peu importe. Il pouvait amener toutes les bourrasques et
les tempêtes qu’il souhaitait, même le plus détonant des orages, cela ne lui
faisait plus peur.
Il avait gravi le mont insurmontable, et plus rien ne serait plus comme
avant. A présent, il pouvait redescendre parmi le commun des mortels afin de commencer
sa nouvelle vie, celle d’un homme.
Par Sophie, Dimanche 17 Decembre 2006 à 22:01 GMT+2 dans Atelier 2 (article, RSS)





