Textes pour atelier 2 - Sophie

2 Travaux pour ce second atelier.

Il faisait noir, et la ville comme la nature semblaient mortes.

Il faisait noir, et la lune régnait encore du haut de son univers sombre.

Il faisait si noir, que même les oiseaux dormaient encore.

Il faisait noir, et tout était froid en dehors de ma couette qui m'embrassait.

 

Il faisait noir, et l’heure sur mon réveil était phosphorescente.

Il faisait tellement noir que je ne pouvais rien discerner par la fenêtre.

Il faisait noir, et je pensais à ceux qui étaient encore en train de rêver.

Il faisait noir, et le vent au dehors me suggérait de me rendormir.

 

Il faisait noir et mes rêves inachevés me priaient de les laisser reprendre leur cours.

Il faisait noir, et mes yeux ne voulaient pas s’ouvrir sans la lumière du jour.

Il faisait noir, comme la café qui va essayer de me réconforter.

Il faisait encore noir, et je devais me lever pour aller travailler.

 

 

 

Le moment tant attendu se rapprochait. Il marcha encore (et), s’arrêta juste avant, haletant, et regarda devant lui. L’horizon ne lui avait jamais semblé si lointain. Il eut l’impression de le voir légèrement arrondi et une sensation indéfinissable lui parcourut alors le corps du bout des orteils jusqu’à la tête, provoquant un déclic dans son esprit qui commença à produire des pensées et des sensations inédites en abondance. Je trouve cette phrase un peu trop longue : la couper ? Ou changer la formulation ?

Il pensa qu’il était si petit devant cette immensité, si laid comparé à cette beauté, si fragile et si faible comparé à cette force et cette massivité, si seul face à tous ceux qui se trouvaient en contrebas, mais si heureux de l’avoir fait et si puissant du haut de son roc.

 

Le vent jaloux soufflait de plus bel, lui rougissant les joues ainsi que le bout de son nez mais peu importe. Il pouvait amener toutes les bourrasques et les tempêtes qu’il souhaitait, même le plus détonant des orages, cela ne lui faisait plus peur.

Il avait gravi le mont insurmontable, et plus rien ne serait plus comme avant. A présent, il pouvait redescendre parmi le commun des mortels afin de commencer sa nouvelle vie, celle d’un homme.

Vos commentaires

1 Le Mardi 19 Decembre 2006 à 00:47 GMT+2, par brigitte

le premier texte est un texte complètement subjectif mais de toute façon il n'y a pas grand chose à dire car il est entier et se suffit à lui-même. Il retrace un moment souvent éprouvé surtout en Europe ou dans le Nord. Ici nous avons moins l'occasion d'aller travailler dans le noir. Mais tu as su faire le tour des sensations présentes dns ces moments-là. Il y a quelques accents (c'est un euphémisme) qui manquent mais je suppose que c'est la rapidité qui fait cela ou ton clavier anglais. L'essentiel c'est que tu en sois consciente. Est-ce que le terme de chaleureuse pour la couette est volontaire? Voulais-tu dire chaude ou voulais-tu dire douillette, créant une ambiance chaleureuse? Ou encore voulais-tu la personnifiée?
Sans le soleil, ne me plait pas trop ou du moins cette expression soulignerait le fait que tous les jours il fait beau et que c'est le soleil à travers les persiennes qui réveille le narrateur. Ne pourrait-on pas dire la lumière du jour ou à la rigueur du soleil car c'est tout de même lui qui crée la lumière au final. Ou bien sans l'aube naissante, ou bien sans la lumière du petit matin. Mais tu es la seule juge Sophie.
Je commenterai le 2nd texte demain.

2 Le Mardi 19 Decembre 2006 à 01:16 GMT+2, par Sophie

Merci pour ces commentaires Brigitte. J'ai changé "chaleureuse" en "qui m'embrassait" qui est aussi personifié mais qui montre plus le fait d'être emmitouflé dedans. De plus être embrassé par la couette présente un coté passif du narrateur qui ne permet pas de s'en défaire à moins que la couette ne le lache! Qu'en penses tu?

Je suis tout à fait d'accord avec la remarque du soleil que j'ai changé en lumière du jour.

Enfin je me doute que j'oublie des accents, mais je n'en ai vu qu'un lors de ma correction. Peux-tu me corriger les mots incorrectement orthographiés stp?

Merci!

3 Le Mercredi 20 Decembre 2006 à 11:59 GMT+2, par Claire

Sophie, le premier texte se suffit en effet à lui même: il est cohérent, bien bâti, fait la boucle et atterit parfaitement, mais par un mauvais réveil, il est vrai! Je l'ai très trouvé donc efficace et bien tourné. Du côté de la France, je confirme par contre que les sensation sont les mêmes de notre côté en ce moment, ah chanceuce Brigitte! Juste deux dernières remarques, l'une concernant la concordance des temps: ne faudrait-il pas mieux mettre: "il faisait noir, comme le café qui allait me réveiller"? Je ne suis pas sûre aussi pour la couette qui t'embrassait: le contact d'un baiser est limité, alors que la couette t'englobe et te protège... A chercher encore, je crois.

4 Le Mercredi 20 Decembre 2006 à 12:51 GMT+2, par Claire

Concernant le deuxième texte (je me suis permise de mettre mes remarques directement en rouge ou en italique), encore une fois, je trouve qu'il est bien bâti et fonctionne bien. Mystérieux et dense, il a un souffle quasi biblique et porte bien le lecteur. Mes remarques sont plus des interrogations au niveau des temps.

5 Le Jeudi 21 Decembre 2006 à 00:12 GMT+2, par brigitte

En ce qui concerne le 2nd texte de Sophie du 2nd atelier :
Est-ce que makesté n'irais pas mieux à la place de massivité dont je n'ai pas vérifié l'existence?
Je remplacerais volontiers le verbe souhaiter par vouloir : il pouvait amener toutes les bourrasques et les tempêtes qu'il voulait (souhaiter atténue un peu le propos).
Mais je dirais aussi plutôt :
Il pouvait amener toutes les bourrasques qu'il voulait et toutes les tempêtes détonantes, cela......
Il me semble que ce texte si sensible mériterait d'être plus étoffé. Il est bien mais toutes ses sensations pourraient être affinées, multipliées, amplifiées. Ne pas avoir peur de faire des descripyions du senti, du paysage, de la souffrance, du corps etc. Le sujet s'y prête, il y a beaucoup de matière là.
Comment fait-on pour écrire directement sur le texte comme l'a fait Claire?
Je vous embrasse
Brigitte

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