Atelier 2: Énoncé

Basé sur le livre "Bad Boy" de Richard Wright
A propos de ce texte :
Si je me souviens bien de l'histoire il s'agit d'un enfant noir dans le Sud Est des Etats-Unis 'ancien fief de l'esclavage), issu d'une famille pauvre, qui raconte son enfance au cours de laquelle il a beaucoup souffert. Il a mis le feu à la maison très modeste qu'ils habitaient et sa mère le battut si fort qu'il manqua en mourir. Suite à cet évènement l'enfant blessé dans sa chair et dans son coeur voyait le monde d'une autre manière, avec une plus grande sensibilité.
Voici quelques brefs extraits comprenant le procédé dont je veux vous faire part :
 
"Chaque évènement parlait un langage occulte et chaque minute de vie intense révélait sa signification cachée. Il y eut l'émerveillement de voir pour la première fois une paire de chevaux pommelés, noirs et blancs, genre montagnard, trottant sur la route poudreuse dans un nuage de poussière crayeuse.
Il y avait le ravissement de voir de longues rangées droites de légumes rouges et verts.....
Il y avait le baiser léger et frais de la sensualité quand la rosée.....
Il y avait le vague sens de l'infini lorsque je contemplais les eaux jaunes et endormies du Mississippi....
Il y avait les échos nostalgiques que je percevais dans les cris des bandes d'oies sauvages.....
Il y avait la mélancolie harcelante de l'odeur âcre et forte de la fumée.....
Il y avait le désir lancinant et irréalisabla d'imiter l'orgueil puéril des moineaux....
Il y avait la soif d'identification que dégageait en moi la vue d'une fourmi solitaire...."
 
Vous avez compris, il s'agit d'écrire un texte, quelqu'il soit (pas nécessairement dans la veine de Wright) où apparait ce procédé d'anaphore permettant à l'écriture de repartir  à chaque rappel de la locution ou autre mot choisi.
Pour Claire qui a le livre, ce passage se situe dans les 1ères pages (maintenant que je me souviens, il n'avait pas encore mis le feu à la maison peut-être mais il avait fait une autre bêtise, peut importe).A la 5ième page du 1er chapître en collection de poche.
 
Il existe un autre exemple dans un texte "Exil" de St John Perse dans lequel il décrit une généalogie imaginaire et où il écrit :
Celui qui....
Ceux qui...
Celles qui...
etc. En parlant de personnes qui auraient appartenus à ses ancêtres.
Le principe est donc l'anaphore qui peut apporter du lyrisme au texte mais qui peut aussi être très trivial ou concret. Ce sera votre choix.
Si vous ne voyez pas bien ce que je veux dire  posez-moi des questions.
Encore une fois vous pouvez aussi allez dans d'autres directions si vous avez de la matière.
Voilà, disons qu'on se retrouve le 16 décembre pour s'envoyer les textes??

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